Mercredi 19 avril, la direction du site Recipharm de Monts a annoncé la mise en place d’un plan de « départs volontaires » par voie de rupture conventionnelle. Ce novlangue managérial permettant de ne pas clairement parler de licenciements ne cache pas son objectif: la suppression de 95 postes sur le site.
La direction justifie ces suppressions d’emplois par la baisse de commandes de vaccins contre la Covid-19. Agnès Pannier-Runacher, Ministre déléguée de l’Industrie de l’époque, était pourtant venue en avril 202l inaugurer en grande pompe la nouvelle ligne de production de vaccins. L’Etat avait alors accompagné les investissements à hauteur de 35 millions d’euros. Depuis, le suivi et la planification par les services de l’état de cette ligne de production, qui allait forcément être amené à revoir ses volumes baisser avec la baisse de la pandémie, ont été inexistants. Pourtant, la pandémie mondiale que nous avons traversée a mis au jour notre cruel manque de souveraineté sanitaire et notre dépendance aux marchés internationaux pour obtenir curares et vaccins.
Le PCF réaffirme sa volonté d’un pôle public du médicament, par la nationalisation des principales entreprises de cette filière, afin de détacher les médicaments de la sphère financière, d’en maîtriser démocratiquement les conditions de recherche, le développement, la production, la distribution, afin de répondre aux besoins de la population et de garantir notre souveraineté sanitaire.
Les communistes d’Indre-et-Loire affirment toute leur solidarité aux employé.es du site Recipharm de Monts sacrifé.es par les stratégies bancales du gouvernement et par la mauvaise gestion des directions qui se succèdent depuis plusieurs mois.