Intervention de Vladimir Richardeau, adjoint au maire à l’éducation et au logement
Monsieur le Maire Sébastien Clément, chers collègues,
Il ne faudrait pas croire que le débat sur le Rapport d’Orientation Budgétaire ne serait qu’une simple formalité technique dont il faudrait se débarrasser avant de passer aux choses sérieuses, c’est-à-dire le budget proprement dit. Outre le fait que c’est une obligation légale, sans laquelle le budget ne serait pas valide, c’est aussi un moment privilégié pour situer les orientations budgétaires de la collectivité au regard du contexte. Evidemment, il s’agit de tenir informés toutes celles et ceux qui s’intéressent, et ils sont nombreux je le pense, à la situation financière de notre ville.
Le contexte mérite qu’on s’y attarde particulièrement, autrement que par une note financière, même si celle-ci fut instructive, car c’est surtout le contexte socio-économique qui influe sur la façon dont les communes se donnent les moyens d’agir en faveur des habitants. Que peut-on dire, même brièvement, de ce contexte, tant européen que national?
Qu’a dit le Premier Ministre récemment ?: « Le redressement budgétaire de la France passera par le levier des dépenses plutôt que par celui des recettes ». C’était deux jours après l’annonce de 20 milliards d’euros d’économies en 2025, autrement dit le retour de l’austérité budgétaire, qui viennent s’ajouter aux 10 milliards d’euros d’économie déjà prévus pour 2024.
L’intéressé a ajouté: « Quand on a moins de recettes, il faut adapter les dépenses ». C’est-à-dire en fait les baisser.
Nous sommes bien loin d’une gestion gouvernementale « en bon père de famille ».
Selon le rapport de l’OXFAM publié au moment du Forum de Davos, les plus grandes fortunes françaises ont progressé de 58% depuis 2020. Dans un moment de l’histoire de France où les travailleurs et les travailleuses donc, n’ont jamais autant travaillé, n’ont jamais produit autant de richesse, la part du capital, elle, a explosé! L’on constate que jamais les grandes entreprises n’ont reçu autant de subventions, jamais les actionnaires n’ont été autant rémunérés en dividendes, jamais les grandes fortunes n’ont progressé à ce point dans notre pays.
Le ruissellement n’a pas permis la croissance, et nos communes sont de plus en plus fragilisées. Leurs dotations ne sont pas à la hauteur des besoins, alors même qu’elles sont en première ligne face à la pauvreté galopante. Et que propose notre premier ministre ? De poursuivre une politique en faveur des plus riches en ne touchant pas à un seul centime de ces fortunes qui se sont construites et développées grâce au travail et aux sacrifices de tout notre peuple, d’autant que l’inflation fait des ravages.
Le Président Macron est bien ce que nous en disons: « C’est le président des riches! ». C’est une politique droitière que nous dénonçons. Quelles en sont les conséquences pour la grande majorité de notre peuple et plus précisément pour les collectivités territoriales qui comme notre commune sont en lien de proximité le plus direct avec les habitants, les familles?
Si on rabote les dépenses, comme le dit le premier ministre, (entre parenthèses, ce que notre municipalité essaye au maximum de faire) la première des conséquences sera la baisse des dépenses pour les services publics et la baisse des dépenses à caractère social.
C’est ainsi que les communes vont se retrouver en première ligne face à des besoins en matière sociale qui vont progresser du fait des difficultés des ménages. Du fait des décisions du gouvernement, les moyens financiers des communes n’évolueront pas en proportion des besoins, voire pourraient régresser !
Notre municipalité n’en reste évidemment pas moins engagée sans faiblir pour la défense des intérêts des Larichois, en commençant par celles et ceux qui sont les plus en difficulté.
En ayant dès l’origine, dans notre programme, porté collectivement un certain nombre de mesures emblématiques d’une politique populaire, progressiste, de gauche authentique et fédératrice en somme, nous pourrons amortir le choc.
Notre majorité, s’efforcera à réparer La Riche, à prendre soin de La Riche, sans concession, dans tous les domaines et en temps record : – rattrapage de retards de travaux, plan école en faveur d’un bâti scolaire digne d’une ville de +10 000 habitants et répondant aux normes de sécurité les plus basiques, Végétalisation des cours d’école et verdissement de la ville, Sécurisation des bâtiments communaux, Service public communal efficace en faveur du bien-manger pour toutes et tous: parmi les mesures d’investissement notables de notre municipalité que nous porterons au budget. Rattraper les retards et outrages de la municipalité précédente, qui coûtent parfois très cher, n’est pas un long fleuve tranquille.
Pour en revenir sur le débat du ROB, L’exigence de s’unir pour la mise en œuvre d’une autre politique nationale s’impose, si on veut tenir sur le long terme en faveur d’une politique communale qui réponde à des besoins. Voilà ce que j’ai eu à dire quant au fond, à propos du ROB et cela ne s’oppose pas à l’expression sur tel ou tel point précis de la part de mes amis élus autour de cette table.
Intervention de Zohra Khane, adjointe au maire au vivre-ensemble, à l’enfance, jeunesse et au lien intergénérationnel
Monsieur le Maire Sébastien Clément, chers collègues,
Parmi les projets de notre municipalité que notre budget devra prendre en compte, il y en a un certain nombre qui me sont particulièrement chers. C’est parce qu’ils répondent à des aspirations des Larichoises et des Larichois exprimées depuis bien longtemps et parce que les mesures correspondantes relèvent de mon domaine de responsabilité en tant qu’adjointe.
Je n’en citerai que trois qui me semblent les plus emblématiques : La première concerne le Thé dansant mensuel pour les seniors, lequel connaît un succès que beaucoup n’imaginaient pas. Nous vivons dans une commune qui dépassera sans doute prochainement les 13 000 habitants. Les personnes à la retraite jouent un rôle important dans cette population et le besoin de se retrouver en dehors de chez soi, de créer un lien social, c’est à ce besoin que répond cette mesure. La participation montre que l’action menée par la municipalité contre l’isolement répond à une aspiration qui ne pourra que s’amplifier. C’est une bonne mesure.
La deuxième concerne l’aide que nous apportons aux jeunes désireux d’obtenir le BAFA et aux animateurs et animatrices engagés dans la commune. Dans le cadre de notre politique jeunesse, là encore, notre souhait est d’accompagner les jeunes (16-25 ans) dans leur prise d’autonomie, leur insertion professionnelle, et leur émancipation. C’est pour ces raisons que nous avons choisi d’attribuer une aide financière à hauteur de 185€ par jeune. Ces jeunes pourront s’impliquer dans leur commune et contribuer à la coéducation de nos enfants en portant les valeurs d’entraide, de solidarité et d’éducation à la paix, portées par la municipalité. Nous le savons, le métier d’animateur est un métier épanouissant et enrichissant, mais c’est un métier où la précarité demeure. C’est pourquoi nous avons décidé d’augmenter de 20€ brut le salaire journalier des animateurs et animatrices travaillant pour notre commune.
La troisième concerne l’avancée des travaux du Point Accueil Jeunes. C’est un équipement très attendu. Initié en 2019, on ne peut que regretter les retards mis à sa construction. D’une part, les diagnostics prévus dès la prise de décision n’ont pas été réalisés et les travaux nécessaires n’ont donc pas été entrepris ni leur coût pris en compte, et d’autre part, on ne peut que s’étonner d’avoir laissé traîner la mise en chantier pendant plus de 3 ans. Si le passage du tram peut avoir retardé quelque peu le chantier, il me semble que 3 ans, c’est beaucoup, beaucoup trop. En attendant, ce sont plusieurs années de perdues pour notre jeunesse. La note d’optimisme, c’est qu’on peut enfin espérer voir le bout du tunnel dans les prochains mois, car la municipalité fait tout ce qu’il faut pour que ce chantier avance.
Intervention de Christian Seisen, conseiller municipal délégué aux énergies et aux commémorations
Un local pour le Secours Populaire à La Riche! Enfin! Depuis de trop nombreuses années le Secours Populaire sollicite la municipalité de La Riche pour avoir un local. Sans réponse jusqu’à maintenant, et ce sera effectif d’ici la fin de cette année.
Encore une promesse faite aux habitants lors des élections qui va se réaliser.
La pauvreté ne fait qu’augmenter, que le nombre de familles bénéficiaires ne fait qu’augmenter, plus de 100 à la fin février 2024, et ce local sera un soulagement tant pour les bénévoles, que pour les bénéficiaires de ces aides tant attendues. Une présence plus régulière sera ainsi possible.