L’humanité est arrivée au bout du chemin,l’urgence est là : planifier ou subir le changement climatique.

Les scientifiques du monde entier regroupés au sein du GIEC nous alertent sur la gravité des conséquences de ce changement climatique.

Il nous permet aussi d’affirmer qu’une transformation radicale peut préserver l’habitabilité de la Terre et être bénéfique à toutes et tous. 

Se déplacer mieux, être bien logé et bien chauffé, avoir accès à des produits locaux, de haute qualité et durable, manger sain et à sa faim, travailler mieux et moins sans craindre le chômage, la précarité ou la pauvreté…. Et si les politiques d’atténuation du changement climatique contribuaient à de nouveaux jours heureux ?

Le plan climat pour la France, Empreinte 2050, du Parti communiste vise la neutralité carbone à l’horizon 2050 car, selon les modélisations du GIEC, c’est indispensable pour rester sous les 1,5°C de réchauffement planétaire. Et chaque dixième de degré compte ! 

Il s’agit de remettre en cause les politiques délocalisant nos industries qui font porter de façon injuste l’effort climatique aux autres pays, souvent plus pauvres et disposant de moins de moyens.

C’est une des raisons parmi tant d’autres qui amène le parti communiste français d’Indre-et- Loire à s’opposer avec fermeté à la fermeture du site suédois RECIPHARM spécialisé dans l’industrie pharmaceutique à Monts en Indre- et- Loire. 220 personnes sont directement concernées. Il devrait fermer en 2025, si aucun repreneur ne se manifeste. Les aides publiques versées à cette entreprise doivent servir au développement de l’emploi et non à sa fermeture. Plaider leur remboursement valide la fermeture du site d’ici 2025 par les autorités de l’Etat. RECIPHARM n’est d’ailleurs pas la seule entreprise concernée par des plans de restructuration sur notre territoire.

Le plan climat élaboré par la métropole de Tours serait une bonne chose s’il s’inscrivait dans une autre logique économique à rebours des politiques actuelles au service du capitalisme prédateur sur de nombreux aspects : place des services publics, critères de financement, effort dans la formation et la recherche, développement de l’emploi. Nous sommes loin du compte.

Le PCF porte les propositions suivantes :

• Considérant que la moitié de nos émissions carbone proviennent de nos importations. Il est urgent de lancer un grand plan pour le climat et l’emploi de 150 milliards d’euros afin de créer des emplois pour relever les défis du siècle, développer la recherche et développement et transformer les modes de production, développer les qualifications et augmenter les salaires.

    • Conditionner les 200 milliards d’euros d’aides publiques aux entreprises, en imposant des critères sociaux et environnementaux, comme l’exigent les organisations syndicales.

    • Porter l’exigence auprès de nos partenaires européens de la proposition d’un fonds européen solidaire, social et écologique, abondé par la BCE pour financer à 0 % les investissements utiles.

    • Engager une réforme fiscale selon trois principes : la hausse de l’imposition des hauts revenus et des revenus du capital ; une vraie progressivité de l’impôt et une diminution de la TVA et de la CSG ; la modulation de l’impôt sur les entreprises avec des pénalités pour celles qui sacrifient l’emploi, les salaires et le climat.

Le plan climat pour la France, Empreinte 2050 est aussi un plan pour le progrès social et une élévation générale de la qualité de vie. C’est à cette condition que la lutte pour le climat se fera : elle sera populaire et acceptée ou elle ne sera pas !

Tel est l’enjeu qui s’offre à nous au plan mondial, européen et territorial.

Ensemble relevons le défi. Profitons des échéances européennes qui auront lieu les 08 et 09 juin 2024 pour faire entendre notre différence.